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Jan

Bulletin d’informations – décembre 2021

FAIRE FACE À UNE NOUVELLE ANNÉE DE COVID

Après une première vague épidémique en 2020, Madagascar en a connu une deuxième en mars-avril de cette année. Un confinement partiel a été remis en place, les écoles et universités ont été fermées, les cours ont été distribués sur polycopiés ou mis à disposition en ligne pour les étudiants. Les vacances d’avril ont été allongées de 2 semaines. Pendant cette période, des aides gouvernementales à la population ont été mises en place, mais beaucoup de personnes n’ont pas pu y prétendre faute de pouvoir produire les pièces demandées, la grande majorité de nos familles parrainées n’en a pas bénéficié. L’équipe Mirana a maintenu son activité partiellement, en s’adaptant à la situation et aux horaires de confinement. L’association a maintenu le versement intégral des salaires.

Fin mai, la situation sanitaire s‘améliorant, le confinement a été levé le week-end dans la capitale, la quarantaine dans les régions a été stoppée, les transports en commun ont été rétablis.

Dans les mois suivants, pendant l’hiver austral, la situation sanitaire est restée maîtrisée. Le 3 septembre, le gouvernement malgache a levé l’état d’urgence sanitaire national en vigueur depuis mars et a décidé la réouverture, le 6 novembre, des frontières fermées depuis mars 2020.

Depuis fin novembre, le nombre de cas repart à la hausse, il s’agit de la 3ème vague dans le pays. Actuellement, le variant Omicron n’a pas été identifié mais rappelons que ce variant est apparu en Afrique-du-Sud, proche de Madagascar.

Pour le moment les autorités locales appellent à la vigilance, et les rassemblements de plus de cent personnes sont interdits dans les lieux clos. Tous les élèves sont en vacances. Dans certains temples et églises les responsables ont avancé les festivités liées à la fête de la Nativité pour anticiper une éventuelle mesure d’interdiction de rassemblement ou de confinement.

A ce jour, il y a officiellement 1 millier de décès dans le pays depuis le début de la pandémie. Il est vrai que la situation insulaire et les frontières longtemps fermées ont pu aider à contenir la progression de l’épidémie, mais il y a aussi très probablement de très nombreux cas non déclarés. Et pour les populations, les impacts économiques du fait de la désorganisation totale et l’impossibilité de travailler normalement ont été plus catastrophiques que les conséquences sanitaires. On note un appauvrissement général important.

Il est à noter également que fin octobre seulement 2% de la population malgache était vaccinée. En mars, alors que les vaccins commençaient à être disponibles et que la deuxième vague faisait des ravages, la Grande Ile a fait partie des 92 pays en développement à qui il a été proposé de bénéficier du mécanisme international Covax pour l’achat groupé de vaccins. Depuis le début de la pandémie, le gouvernement préconise le CVO, un traitement à base de plantes médicinales dont l’artémisia. Depuis début mai, sept lots de vaccins ont été livrés, principalement grâce à des dons internationaux. Le gouvernement ambitionne maintenant d’atteindre le million de personnes protégées d’ici la fin de l’année, mais il peine à convaincre la population.

MIRANA VERSE DES AIDES SUPPLÉMENTAIRES
EN CETTE ANNÉE DIFFICILE

En 2021, à Madagascar, à cause de la situation sanitaire liée à la Covid, la vie à Tana est devenue deplus en plus difficile : les gens n’ont pas d’argent, les produits alimentaires continuent d’augmenter. Il n’y a pas de travail. Les familles se plaignent d’avoir  des difficultés pour trouver de quoi manger.

Face à cette situation préoccupante, en plus des parrainages habituels, l’équipe Mirana a porté secours aux enfants et à leurs familles tout au long de l’année :
 
- 111 familles en grande difficulté ont pu bénéficier d’une aide d’urgence en mars pour améliorer revenus et conditions de travail, l’équipe insistant pour que les mamans investissent dans des fonds de commerce, vente de légumes... ou achat matériel (bassines, bidons, charettes...),
 
- une aide alimentaire et un soutien pour le paiement des loyers ont ensuite été versés en avril,

- il a été également décidé de maintenir les cantines ouvertes pendant les vacances de Pâques et une partie de l’été


FÊTE DE FIN D’ANNÉE : UN MOMENT TOUJOURS TRÈS ATTENDU !

Une dernière aide sous forme d’enveloppe et de distribution de riz leur a été remise en décembre 2021 (une façon d’ assurer l’alimentation des familles pendant les fêtes).
Également un moment de partage avec les parents et les enfants et une occasion unique pour :


- renforcer le suivi des enfants avec les responsables de l’Association et des écoles.

- discuter et échanger sur les difficultés scolaires, les orientations et les arrêts d’études des enfants

- écouter et partager des difficultés vécues par les familles avec la crise sanitaire et économique dans le pays,…..

Distribution de bonbons et biscuits, chants et danses étaient aussi au programme pour le plus grand bonheur des enfants.

ÇA BOUGE À TANA !

Soeur Bernadette
se voit confier une mission qui la rappelle en France, au siège de sa congrégation, à Saumur, pour une durée de 6 mois jusqu’en juin 2022. 
 
Soeur Charline (ci-contre)
nous a rejoints avec une attention toute particulière portée aux achats/courses et à l’élaboration des menus dans nos cantines. Elle assure une présence auprès des enfants sur le temps de cantine.


Lalaina, accompagnatrice sociale, nous a momentanément quittés… pour la bonne cause ! Elle vient de donner naissance à Nancy Noëlla. Le bébé et la maman se portent bien !

Mamison dont la mission au local Mirana est d’assurer l’accueil des familles, l’aide au marché et cantine pour le portage, l’entretien des locaux et de ses abords, est maintenant passé en CDI.


Enfin, pour renforcer l’équipe sur place, Mirana a fait le choix de faire confiance à 3 étudiants parrainés en licence pour les aider.
Raïssa, en master d’économie, Tania et Zico en étude d’anthropologie et qui s’orientent vers des masters “patrimoine écologie”, seront présents dans le local Mirana en fonction de leurs disponibilités. Ils assureront plus particulièrement :

- le soutien scolaire le mercredi pendant 2 h, avec jeux éducatifs et lectures
- l’accompagnement des jeunes post bac ,avec Nicolas, dans leur orientation
- une aide et un soutien logistique informatique 
- la préparation d’un projet camp de vacances.

ÉTUDES LONGUES ET EMPLOI

L’équipe à Mada constate une évolution au niveau du choix des filières de nos étudiants. Ils privilégient des études avec des débouchés plus professionalisants. Para-médical, gestion, informatique, sont en effet aujourd’hui les secteurs ciblés prioritairement par nos jeunes.

EN CHIFFRES
  • 37 étudiants sont engagés dans des filières avec 2 ou 3 ans d’études
  • 10 étudiants sont en filières  professionnelles ou en formation courte (call-center par exemple)
  • 9 étudiants sont en attente de passer les tests d’entrée à l’Université publique d’Ankatso pour démarrer leur cursus en 2022.

QUELQUES RÉUSSITES

Cette année 3 étudiants Zico, Tania et Raïssa en master ont apporté leur aide et leur expérience aux nouveaux bacheliers pour rechercher les bonnes filières, les écoles et les démarches pour remplir les dossiers. Ils font aussi du soutien scolaire dans la mesure de leur disponibilité pendant le congé maternité de Lalaina.


Une autre ancienne étudiante, Hanitra, tout juste diplômée comme sage-femme, a témoigné et a partagé son expérience auprès de ces bacheliers.
Son parcours est exemplaire car, issue d’une famille très pauvre, elle a su mener à bien ses études. Succès d’autant plus méritoire qu’elle devait travailler pour compléter sa bourse d’étude : elle se levait tôt le matin pour ramasser du plastique afin de le revendre pour rejoindre ensuite son école.
Diplômée, elle va pouvoir maintenant être sage-femme à domicile ou garde malade.


Chantal diplômée en Environnement est heureuse de travailler dans une société qui transforme les ordures en compost.

Un autre ancien diplômé, Éric, en maintenance informatique, a trouvé un emploi. 
Ainsi, malgré 2 années compliquées entre périodes de confinement, report des dates de rentrées et d’examen, grèves des enseignants,… certains étudiants ont mené à bien leur études et ont obtenu diplômes ou attestations de formation et travaillent désormais dans le BTP, dans l’enseignement, la gendarmerie, dans les centres informatiques pour de la saisie ou des appels téléphoniques (call center), dans le commerce et la sécurité…

À noter que même ceux qui ont abandonné ont trouvé un travail salarié (grâce à leur niveau Bac, bac+1, bac+2). Beaucoup sont aujourd’hui mariés et sont devenus parents… Ces réussites servent d’exemple pour les nouveaux étudiants et justifient pleinement les encouragements financiers et moraux de Mirana.


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