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un avenir plus lumineux.

30
Mar

Billet de mars : la santé

Quand les gens tombent malades à Tana, ils ont plusieurs options de soins possibles selon la gravité et leurs possibilités financières :

Il y a les dispensaires de l’état ou Centre de Santé de Base (CSB), situés dans les communes, pour les maladies courantes, générales et infantiles. Dans ces établissements, des médecins, infirmières et aides-soignantes font des consultations gratuites. Les médicaments sont par contre payants et achetés au détail selon la quantité inscrite sur l’ordonnance, ce qui réduit un peu le coût. Par exemple : 10 comprimés de Paracétamol, 3 sachets de Smecta, …

Il y a aussi les dispensaires tenus par les ONG privées, comme celles qui sont implantées dans les quartiers défavorisés, qui apportent des soins aux malades nécessiteux. Les consultations sont gratuites et les médicaments compensés par les ONG sont à bas prix pour les maladies courantes : maux de tête, maux de gorge, maux de ventre. Une participation de 1500 ar à 2000 ar (0,50 €) est alors demandée aux familles.

Le cout d’une consultation chez un médecin généraliste privé est d’environ 10 000 à 15 000 ar = 2,5 € à 3 €. Les médicaments sont en plus. Cette solution est réservée aux familles aisées.

Si la maladie et grave et spécifique, le malade est dirigé vers les hôpitaux. A Tana, les 2 grands hôpitaux publics, le HJRA et l’hôpital de Befelatanana accueillent la plupart des gens. Les consultations sont gratuites mais les médicaments sont payants. Si le malade ne peut pas payer les médicaments, les médecins ne peuvent rien faire. Fréquemment les gens n’arrivent pas à acheter les médicaments nécessaires, et il s’ensuit des retards de guérison.

En plus des médicaments, les familles doivent payer les analyses et radiographies. … mais aussi apporter les repas pour le malade. Il n’y a pas de frais si on reste dans la salle commune, mais si on a besoin de calme il y a des salles payantes à partir de 4000 ar (1 €) / jour. En plus des frais de soins, les parents peuvent être empêchés de travailler pour assurer le rôle de garde-malade. Il s’ensuit des difficultés économiques et la famille peut alors être obligée de faire un emprunt à des parents ou amis, ou bien vendre ce qu’elle a. Grace à Amar qui subvient au soutien médical, nous soutenons les familles dans ces situations, afin de leur éviter de retomber dans la précarité.

Les familles qui n’ont plus les moyens de se soigner dans les hôpitaux, font appel à la médecine traditionnelle Malagasy. Elles se soignent avec les tisanes, les plantes, le massage…, en espérant guérir à la maison.

Quelques exemples de situations dans les familles soutenues par Mirana :

  • L’hospitalisation de Marie-Jeanne pour l’opération d’un goitre a coûté 600 000 ar (150 €) dans un établissement public. Ce montant correspond aux médicaments, matériel pour l’opération, les analyses, et radiographies, et les repas pour le malade … Sans le soutien de l’Association, l’opération n’aurait jamais pu se réaliser.
  • Tsilavina, un jeune garçon qui a des problèmes articulaires, n’arrive pas à se mettre debout. Le cout d’un scanner est de 250 000 ar (= 125 €).
  • Jessica 17 ans a été hospitalisée pour une crise de convulsion, avec un traitement long (Dépakine) qui revient à 10 € / mois. Sans l’aide de l’association Mirana, la jeune fille n’arriverait pas à se soigner.

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